C’est reparti, je reprends la plume (la fine), je craque, faut que je m’en mêle à nouveau ; je me suis dit je vais commencer par Israël et ses forces spéciales tueuses de paix, soixante-trois ans que ça dure le coup d’état permanent qui a vu un peuple rescapé des camps pousser un autre peuple dans d’autres camps, qui a permis à un colonisateur de pratiquer l’apartheid avec la population de Palestine en s’appuyant sur les lois du mandat britannique, après avoir bouté l’Anglais dehors, bon, point-virgule ; j’ai gardé ma colère en berne, le temps d’en presser les raisins, je préfère débuter en douceur dans ce journal aimé, caresser de mots du léger, du crémeux ; il y avait bien le foot à venir, mais tout est joué d’avance, faudra juste s’intéresser au Mexique, qui vient de déculotter la championne du monde, l’Italie… Et là ça a fait tilt, parce que l’Italie justement, elle a flambé ailleurs, à Roland-Garros, que je ne regardais plus qu’avec les pieds, crétinisme et arrogance bourgeoise y faisant trop bon ménage, joueurs et joueuses millionnaires fatigués et sans âme, bûcherons sinistres cognant sur des cordages trop tendus, benêts et pompom girls mutiques, accrochés à maman ou au mentor dans les tribunes, sans compter les commentateurs de tout poil, bon chic bon genre, Souliers Vernis & Lacoste réunis, consultants anciennes gloires au lexique restreint (Ah ! Rosset s’endormant au micro ! Ah ! Tatiana Golovine assénant ses truismes déflagrants (« La balle est dehors ! », alors que tout le monde l’a vue gicler dans les gradins et que la juge de ligne hurle OUT !). Et soudain, bonheur du jour : j’accroche la finale des dames, je sens l’ennui se pointer, avec les filles c’est pire, les caméramen ont reçu des ordres, on ne cadre pas au-dessous de la ceinture. C’est pudique comme une jeune vierge le tennis féminin, heureusement que la Vénus (Williams comme la poire) du sable rouge a fait voler son jupon et montré ses fesses qu’elle trouve un peu rebondies (sic), parce que Éros sur les courts c’est que pouic ! Le tennis est un sport encore propre en ordre, un sport blanc quoi qu’on en pense, d’enfants gâtés et bien élevés (j’en sais quelque chose moi qui ai dû interrompre ma carrière de junior ayant un jour de peine fait les poches des notables du coin dans les vestiaires), bref ça rigole rarement entre les lignes, ça s’exprime pas souvent, il faut remonter à Mac Enroe, Noah, Nastase pour retrouver le goût du slapstick joyeux ou colérique. Bon, je reviens : les dames donc, une Australienne sévère, une Italienne inconnue au bataillon, et là, Pschitt ! L’Italienne, elle a un corps tout en muscles, pas comme les filles gonflées dans l’usine à musculation de Bolletieri, non plutôt comme une ouvrière de l’Alfa Romeo ou une femme de pêcheur de La Terra trema de Visconti, elle a le visage vivant de Anna Magnani jeune, d’une splendide et rieuse borgatina sous-prolétaire sortie d’un film de Pasolini, elle rit sauvagement, elle joue vers l’avant, elle a des volées subtiles, traversantes, longtemps que le filet n’intéresse plus personne sur la terre battue (elle porte bien son nom celle-là), elle lève le poing, il ne manque que le drapeau rouge, se couche face contre la terre rouge elle aussi à la fin, on se dit qu’avec ce tempérament et ce beau coeur à l’ouvrage, son regard franc et plein de la lumière du sud, elle ne doit pas voter Berlusconi, là je m’avance un peu, je n’en sais rien, on aimerait bien quand même que l’image et la personne coïncident des fois, elle a ébloui tous les chapeautés empaillés des loges, on aurait voulu entendre quelques mots de cet éblouissement chez les journalistes embrumés du paf, tu parles ! Pas un mot plus haut que l’autre, ils sont blasés ces jeunes gens (et ces vieux tristes), ils attendent l’heure des cocktails chez les sponsors, ils pensent aux embouteillages qui les attendent dans leurs coupés siglés Peugeot. Alors, je l’ai reprise ma plume ou plutôt mon clavier qwertzuiop, c’est juste que j’avais envie de le dire à leur place : Viva l’italia ! Viva Francesca Schiavone !
dimanche 6 juin 2010
lundi 7 décembre 2009
MINARETS

Ô MON PAYS!
Que faire des athées? Quoi faire sans Dieu ni Maître?
Où sont nos clochers à nous, nos élévateurs d'âmes, nos sommets enneigés, phallus vertueux ?
Pauvre question que celle des signes extérieurs du religieux, panique imbécile!
Que penser de la démocratie quand elle ne sert qu'aux analphabètes ou aux assassins?
Où jeter une classe politique frileuse, froussarde, sans projet?
lundi 6 avril 2009
PEURS
lundi 16 mars 2009
TRISTES TROPIQUES
jeudi 19 février 2009
COUP D'ENVOI

2012. Genève, ses édiles et ses experts nous ont choisi pour fêter le 300ème de la naissance de Rousseau. Chouette, on va tout oser, imaginer un délirant se prenant pour Jean-Jacques, apostrophant Voltaire au Panthéon, tiens, et puis , et puis... Nous verrons.
INT. PANTHEON - SOIR
(Rousseau, Policier 1, Policier 2)
ROUSSEAU debout devant la tombe de Voltaire, vêtu d'un long manteau et coiffé d'une toque de fourrure, apostrophe la statue du philosophe.
ROUSSEAU
...En vous offrant l'ébauche de mes tristes rêveries, je n'ai point cru vous faire un présent digne de vous, mais m'acquitter d'un devoir et vous rendre un hommage que nous vous devons tous comme à notre chef. Embellissez l'asile que vous avez choisi : éclairez un Peuple digne de vos leçons ; et, vous qui savez si bien peindre les vertus de la liberté, apprenez-nous à les chérir dans nos murs comme dans vos Ecrits. Tout ce qui vous approche doit apprendre de vous le chemin de la gloire...
DEUX POLICIERS en civil s'approchent de lui, le prennent par le bras et l'emmènent vers la sortie.
POLICIER 1
Ne vous inquiétez pas. On ne vous fera pas de mal.
ROUSSEAU
Ne me touchez pas! J'ai assez souffert jusqu'ici...
POLICIER 2
Vous allez nous raconter ça...
Le trio se fond dans le contrejour violent du soleil inondant le parvis, à l'extérieur.
ROUSSEAU
Monsieur de Voltaire nous a quittés ce printemps. Je ne l'aurai vu que mort...
POLICIER 1
Vous allez pouvoir profiter de l'été, ils annonçent une canicule pour changer...
ROUSSEAU
Savez-vous: J'ai un mauvais pressentiment...
Les trois hommes disparaissent dans la foule des passsants flânant sur le parvis.
dimanche 11 janvier 2009
PALESTINE MON AMOUR
lundi 22 septembre 2008
VIEUX COSTUME
On a fait ça il y a 20 ans. Pas fiers à l'époque. Pas si tarte au fond. Pauvre cuisine pop jamais salariée! Pauvres musiciens si riches! Pauvres alpes bonnes à tout faire, le pire compris. Salut françoise, belle brune si bien tournée!
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